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06/06/2007

L'enfer Policier est pavé de bonnes intentions

Après une petite interruption due à un certain dégoût des déclarations absurdes des politiciens en campagne, je reviens avec une nouvelle couleuvre fournie par la Police Locale cette fois-ci.

L'information est relayée par notre quotidien favori, qui titre : La circulation, une des priorités de la police locale
La circulation va devenir une des priorités de la police locale, indiquent mercredi "De Standaard" et "Het Volk". Les patrouilles de police ne laisseront plus un véhicule mal garé sans le verbaliser. Elle fera partie des sept missions de base de la police locale, en plus du travail de quartier, d'un accueil correct, d'une attention portée aux victimes, d'une intervention efficace, du travail d'enquête locale et du maintien de l'ordre public. La criminalité et l'insécurité relatives à la circulation ont pris une part importante dans les statistiques au cours des dernières années. (NLE)

Derrière ce florilège de bonnes intentions, lisons entre les lignes : La circulation est donc la PRIORITé de la Police. Afin de savoir exactement de quoi on parle, je consulte l'encyclopédie en ligne et je trouve :

La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route. source : www.wikipedia.org.

Je n'avais donc pas rêvé, la circulation sous-entend bien un déplacement de véhicules. Or, la première mesure annoncée par la Police concerne les véhicules mal stationnés. Mais un véhicule en stationnement, ça ne bouge pas que je sache ? Evidemment, c'est toujours plus facile de s'attaquer lâchement à ce qui ne bouge pas, ça demande moins d'effort.

Peut-on me dire pourquoi on ne s'attaque pas d'abord aux véhicules en mouvement ? Ceux qui brûlent les feux rouges, ceux qui roulent trop vite ou trop mal, ceux qui n'utilisent pas leurs clignotants et qui ignorent sciemment toutes les règles du code de la route ne sont-ils pas infiniment plus dangereux que les véhicules en stationnement ? La proportion de morts causés par les deux catégories est ... en fait, je ne sais pas ce qu'elle est, personne n'a jamais fait la comparaison des deux chiffres. Sans doute pour éviter de mettre en évidence que la Police est complètement à côté de la plaque. ;-)

Monulf.

31/05/2007

Journée sans accises ?

31 Mai, Journée sans Tabac.

En tant que fumeur invertébré, je ne pouvais pas passer à côté de cette opportunité. Une journée sans tabac, c'est toujours l'occasion de rappeler à tout le monde combien le tabac est si dangereux pour la santé : la sienne et celle des autres. On diabolise les vilains fumeurs nauséabonds et les associations anti-tabac montent au créneau pour dénoncer ce vice insupportable qui importune les autres.

Tout le monde s'accorde que le tabac est très très mauvais pour la santé. C'est même le deuxième cause de mortalité selon l'OMS. Bouh! le vilain tabac. Pourtant, je m'étonne tous les jours qu'une chose encore plus dangereusement mortelle que la Peste, le Choléra, la Tuberculose et l'hépatite réunies soit si accessible à tous. N'importe quel magasin en propose en vente libre. C'est hallucinant, vous ne trouvez pas ? Ce truc tue des millions de gens, brise des familles, cause des ravages dans des tranches entières de la population et on ne fait rien !?

A ce prix-là, pourquoi ne met-on pas aussi en vente libre les armes, les bombes à fragmentation, les drogues dures, les poisons instantanés, les mines antipresonnelles, les barres de Plutonium, les ampoules au Radium ?

Tentative de réponse pas "politiquement correcte" du tout :

Il y a quelques années, Philip M. a même dû s'excuser publiquement pour avoir osé publier les résultats d'une étude économique en Tchéquie. Cette recherche portait sur le bilan économique des fumeurs dans le pays. Je parle du bilan pour l'Etat. Pour la population, il est catastrophique, on le sait bien : cancers, longues agonies douloureuses et mort atroce. Par contre, pour l'Etat, c'est le Jackpot : Rentrées abondantes et constantes, avec les taxes et accises; demande absolument pas réactive aux augmentations de prix, économies de pensions car les fumeurs meurent prématurément (c'est écrit sur tous les paquets) et droits de successions perçus anticipativement par la même occasion. Le prix à payer est pourtant léger : à peine plus que quelques années de traitement lourd pour les pauvres cancéreux qui ont fumé toute leur pauvre vie.

Quand j'entends, surtout pendant cette journée-ci, que les fumeurs coûtent horriblement cher à la sécu, je suis déconcerté. A-t-on pensé un jour y faire un lien avec tout ce que les fumeurs rapportent à l'Etat ? Chaque année où Didier n'arrive pas à boucler son budget, il s'empresse d'augmenter le prix du paquet, et puis basta ! L'affaire est bouclée.

Donc, la journée anti-tabac, c'est du vent. Tant que les fumeurs rapporteront plus à l'Etat qu'ils ne coûtent, tout effort sera vain. D'un côté, on aura un ministre de la santé qui s'exclamera qu'il y a toujours trop de fumeurs Belgique tandis que juste derrière, celui des finances priera pour qu'il y en ait toujours autant, si pas plus. Une fois que le rapport coût/bénéfice sera inversé, paf ! on interdira les clopes et la Prohibition sera instaurée. Mais mon instinct me dit que ce ne sera pas demain la veille.

Vers une journée RAF ? (Remerciement Aux Fumeurs)

le 31 mai, je prend cette journée comme un hommage. De ceux qui ne fument pas, en reconnaissance aux fumeurs qui leur permettent de payer moins d'impôts. Le jour où on rend grâce à ceux qui supportent chaque année le déficit budgétaire de nos ministres si bon gestionnaires. Une ode à ceux qui se sont laissé berner et qui ont sombré dans la dépendance si profitable à nos concitoyens. A leur faiblesse lucrative. A leur propension à ne pas écouter ce qu'on leur dit, à s'en fiche des trop timides mises en gardes officielles quant aux dangers de la fumette...

La dernière question que je me pose à ce sujet : on a vu des veuves de fumeurs ou des fumeurs en phase terminales s'attaquer aux fabricants de cigarettes, pour avoir fait honteusement plein de bénéfices sur leur dos, sans leur dire assez fort ce qu'ils encouraient. Mais quand on sait que les fabricants n'empochent même pas un quart du prix payé par le pauvre citoyen pour son paquet de clopes, je me demande si tous ces gens ne se sont pas trompés de cible ?

Personne n'a-t-il un jour pensé à attaquer l'Etat pour son attitude irresponsable, qui en définitive incite plus les gens à se mettre à fumer que d'arrêter, dans le seul but lucratif d'assainir ses dépenses annuelles ?

Promis, la prochaine fois qu'on me reproche un peu trop fort de m'adonner à mon vice, je ne me laisserais pas faire !

Et puis crotte ! Si on arrêtait tous de fumer en même temps? Comme ça, ces emmerdeurs de non-fumeurs militants anti-tabac n'auront qu'à payer plus d'impôts. Ils feront moins les malins après coup...

Monulf

Mourir de ça ou d'autre chose, la vie est quand même trop courte. Tout dépend comment on décide de la vivre.

30/05/2007

Les budgets hypocrites.

DES POLITIQUES ARRIéRéES DE PAYS SOUS-DEVELOPPé.

On ne nous dit pas tout, on nous fais croire des choses et tout ça m'énerve, c'est pour ça que j'ai ouvert ce blog. Alors je profite de la campagne législative pour tirer un petit coup d'humeur sur des idées préconçues qui nous pourrissent la vie mais qui arrangent bien certaines personnes. Je sais que ce sera un cri dans le vide, vu la fréquentation de ce blog, je ne dois pas me faire d'illusion quant à espérer qu'un politicien averti puisse un jour tenir compte des arguments exposés ici.

Je m'intéresse beaucoup à ce qui se passe à l'étranger, c'est ce qui me fait d'autant plus aimer notre petite Belgique... et parfois tant la détester, tellement c'est mal géré. Quand je vois qu'en Allemagne, ils ont (enfin) instauré un régime fiscal pour les prostituées à l'instar des Pays-Bas, je me dis qu'on commence à prendre un certain retard ici.

ôôh, je vois déjà vos regards choqués. La Prostitution, mais c'est interdit en Belgique !?! Mouais. Je vous emmène quand vous voulez dans certains quartiers chauds où les Interdits se montrent au regard du passant de façon ostentatoire. Si tout ce qui était interdit était pratiqué de la sorte, on vivrait dans un beau merdier ! Pourtant, tout le monde le sait, personne ne fait rien. Si, parfois un peu la Justice, si elle peut encore porter ce nom-là, tellement elle est défaillante. Quand j'ose aborder le problème en société, on s'empresse généralement d'en sortir non sans s'être brièvement lamenté sur la détresse que doivent vivre les pauvres filles victimes de ces milieux clandestins.

Surtout que ce milieu semble faire vivre grasouillettement un bon nombre de personnes. Je paie mes impôts, moi, idiot que je suis. A cinq minutes de chez moi, il y a des gens qui gagnent dix fois plus sans payer, d'impôts, en pratiquant des activités interdites ... mais tolérées.

VOUS AUSSI, VOUS ÊTES UN CITOYEN HONNÊTE ? TANT PIS POUR VOTRE PORTEFEUILLE !

L'honnêteté ne paie pas dans ce pays. Honnête citoyen, mon comportement n'arrange qu'un groupe de personnes : les ministres chargés du Budget. Hélàs, je rentre dans la classe des dociles citoyens à laquelle il est si facile de s'en prendre pour cracher les pépètes qui leur permettront de mettre en oeuvre leurs politiques inappropriées. Par exemple, entre deux infractions de la route, avez-vous remarqué que c'est toujours la voiture qui dérange le moins de monde qui la plus de chances de se faire verbaliser par la Police ? La voiture garée avec une roue sur un passage pour piétons coûtera plus cher à son propriétaire qu'à celui qui traversera Bruxelles à 140km/h (en évitant les boulevards, vu que ce n'est que là qu'on a mis quelque hypothétique radar fixe). La docilité favorise le racket, je vois pas d'autre conclusion.

Par contre, c'est pas tout à fait pareil pour les milieux clandestins. Pas honnêtes, filous, bandits, truands, faussaires, resquilleurs, forbans de toute envergure et surtout... à l'abri du racket Institutionnel ! Mesdames et Messieurs de l'Underground, vous n'existez pas d'un point de vue légal, félicitations, vous êtes donc exemptés de payer les impôts, les taxes et la TVA sur votre chiffre d'affaires.

LE PLUS VIEUX METIER DU MONDE, ENFIN UNE PROFESSION !

Mais quelle mouche a donc piqué les Allemands ? Ont-ils enfin réalisé qu'il y avait là un moyen magnifique pour mettre de l'ordre dans un secteur économique qui échappait à tout contrôle ? Parce qu'une fois reconnue fiscalement, la profession de prostituée devient alors reconnue publiquement. Avec ses droits et ses obligations (dont payer ses taxes). Plus d'excuses pour faire du noir, même si elles travaillent toujours quand il fait noir. Les mafiosi obligés de payer des impôts ! mais où va-t-on ? Plus besoin de blanchir les énormes rentrées que ce secteur générait ! Ce sont encore les banques suisses qui vont trinquer !

Enormes rentrées d'argent ? Oui. Tout comme bien d'autres vices, le commerce du sexe génère beaucoup de cash. Pourtant, ce vice-là demeure encore exonéré dans notre pays. Tant pis pour les citoyens qui sont intègres au point de ne pas s'y adonner. Les autres vices représentent à contrario éléments taxables essentiels pour boucler le budget : le jeu, le tabac, l'alcool, la frime (gros poste, voir note en bas de post**) et j'en passe. Alors quand Didier n'arrive pas à boucler son budget, on s'en prend un peu plus aux pauvres citoyens qui sombrent dans le vice un peu plus tous les jours pour oublier le désespoir qui les gagnent jour après jour à force de travailler de plus en plus pour gagner de moins en moins...

Ne serait-il pas temps de prendre en compte tous les secteurs de notre économie avant de réaliser le prochain Budget de l'Etat? Je parle de tous les secteurs clandestins, ceux qui sont 'tolérés' tout en étant interdits. L'Etat en profiterait pour prendre sa part au passage. C'est vrai, quoi, il n'y a pas de raisons que eux n'y aient pas droit, à la ponction obligatoire sur les revenus! Et les secteurs qui dérangent trop que pour être légalisés, on les poursuit une fois pour toutes et on les fait disparaître ! Qu'on en finisse avec cet hypocrisie pseudo-puritaine et qu'on prenne une position clairement définie sur ce qui est internit ou ne l'est pas.

AVEC çA, JE VOUS MET UN PETIT COUP DE KÄRSCHER ?

Voilà ! A force de ma laisser aller, on y arrive. Au Sud de notre pays, il y en a un qui y a déjà pensé. Quand il va voir ce que la prostitution rapportera à l'Etat Fédéral Allemand, il changera sans très certainement (on parie ?) son fusil d'épaule, en choisissant quand même de légaliser un secteur qu'il est vain et désespéré de vouloir faire disparaître. Sur le reste, il va tout nous kärschériser. C'est-il donc si dur d'avoir un politicien avec au moins un petit peu de charisme et un petit peu de @$%# au derrière pour prendre ce genre de décisions?

D'autant qu'il y a certainement beaucoup à y gagner pour l'Etat, donc pour nous. Voyez le Casino de Bruxelles, haut lieu du vice, mais taxé. Et bien taxé, par la Région. Il marche beaucoup mieux que prévu. Résultat : plus de taxe régionale cette année ! C'est pas rien, l'an dernier elle avoisinait les 190 euros par personne.

Qu'est-ce que je suis content d'habiter Bruxelles ! Vivement qu'on taxe les péripatéticiennes, afin que je paie moins d'impôts !

Elio, Didier, Joëlle et les autres, me refuseriez-vous cela ?

Monulf.

 

*** La frime rapporte beaucoup d'argent à l'Etat. Je parle de toutes les dépenses effectuées à de pures fins narcissiques : achats réguliers de biens de consommations 'tendance' ou de Luxe, souvent très chers, mais consentis rien que pour en jeter au regard des autres; frime en voiture : consommation exagérée d'essence à passer son temps à se pavaner avec; gaspillage ostentatoire, etc. Tout ça rapporte beacoup, déjà rien qu'avec la TVA : 21%, soit 1/5e de la valeur du bien acquis. Travailleurs honnêtes, vous payerez donc environ 40 % d'impôts sur vos revenus, avec le reste, vous en paierez encore 21% à votre insu en consommant. Vous ne profitez intrinsèquement que de 40% environ de ce que vous gagnez réellement. Il est temps de devenir proxénète : ils ne paient pas encore d'impôts en Belgique. Qui a dit qu'on n'était pas un paradis fiscal ?

23/05/2007

Ignarisez pour mieux régner, plus longtemps.

Comment ne pas s'offusquer en lisant les conclusions de l'étude dont il est fait écho dans la Libre (et non l'inverse) d'aujourd"hui ? (voir la Une de ce vénérable journal par la même occasion : llb_20070523_nam_libre_01.pdf)

Avec ma sale manie de toujours demander "Pourquoi ?", surtout à propos de ce qui dérange, je m'interroge :

Pourquoi est-on obligé d'en arriver à faire ce genre d'études ? Avant, on n'en avait pas besoin. Cette évaluation de l'efficacité de l'enseignement était faite en toute fin de scolarité : à l'admission au service militaire, qui survenait tout juste après les dernières études suivies.

Je crois que c'est là que la Belgique a le plus perdu : c'en est fini d'avoir une photographie fidèle et exhaustive de la population (masculine, certes, mais dans un souci d'égalité entre sexes, elles auraient fini par y être contraintes aussi) en fin de scolarité. Le pays y a gagné à court terme, au niveau budgétaire, mais y a perdu à long terme, au niveau de la gestion et du suivi de l'éducation, ce qui a entraîné un déclin en termes de qualité. Mais qui sont les vrais gagnants au final ?

Qui a décidé cette suppression ? Les politiques ? (Un ministre de la défense rouge, bien sûr! C'étaient les zouaves qui avaient un uniforme rouge, non ?) Et jamais, on a envisagé porter la moindre considération aux propositions de conserver tout de même une espèce de 'service civique' de trois jours durant lesquels on faisait passer les tests à la population. Résultat : au niveau de la gestion de la politique de l'enseignement, on est dans un avion dans lequel on a retiré tous les instruments en plein vol. Devrait-on y voir un complot avec le ministre de l'enseignement (tiens, rouge elle aussi) afin de mieux asservir les populations ? Ce serait une hypothèse comme une autre... capilotractée pour beaucoup, mais qui tient la route à mon sens (ces propos n'engagent que moi).

Permettez-moi alors de laisser libre cours à mes divagations scripturales en capilotractant plus loin encore:

  • Sachant que l'abolition du seul instrument de mesure fiable de l'efficacité des politiques d'enseignement a été orchestrée par un ministre membre du parti rouge (pour ne pas le citer);
  • Sachant que le portefeuille de l'Enseignement a finalement été confié à un ministre du même parti, développant une politique conformes aux diktats de ce parti. Parmi les décisions, notons celles qui ont été prises pour favoriser l'égalité des élèves en leur évitant de doubler une seule année avant... la 3e secondaire ! Alors qu'à l'époque où j'étais encore à l'école, il y a bien longtemps, un élève de primaire qui affichait un certain retard se voyait octroyer un ticket pour un tour gratuit dans la même année qu'il terminait, histoire d'avoir le temps de se refaire. A l'heure actuelle c'est terminé; si t'as du retard, t'es fichu (et c'est tant mieux pour nous);
  • Sachant enfin que le discours électoral de ce parti s'adresse essentiellement aux classes sociales défavorisées, souvent assistées en leur faisant croire qu'une fois élus ils feront tout pour les aider;
  • Sachant que l'occtroi d'un mandat politique rapporte beaucoup d'avantages légaux et encore plus extra légaux (je cite notament les 'Affaires' connues et celles bien planquées);

je me demande si tout ça n'est pas un peu prémédité... Si les classes sociales défavorisées s'en sortent et deviennent moins défavorisées, qui va encore voter pour eux ? Si on veut vraiment aider les gens, on se doit de leur transmettre les connaissances de base pour s'en sortir par eux-mêmes. Vraissemblablement, aux regard de l'étude en question, on ne peut que constater que ce n'est pas (plus) le cas!

Ô rage, ô désespoir ! Vous ignarisez nos enfants pour diminuer leurs chances de réussite sociale! Ensuite, vous leur refourguez vos discours politiques paternalistes en leur faisant espérer une vie meilleure, que vous n'avez aucun intérêt à leur donner.

En somme, les membres de ce parti entretiennent bien leur électorat. Faut-il y voir la seule vraie politique à long terme que leurs ministres n'aient jamais suivi ? Si ils s'en défendent, force est de constater que dans les faits, tout le laisse supposer.

L'ESPOIR FAIT VIVRE

Faire vivre le peuple dans l'Espérance a longtemps été un monopole bien gardé de la Religion, qui assoyait ainsi sa domination idéologique sur un peuple asservi. Voici maintenant que les bouffeurs de curés s'y sont mis. Et ils se donnent les moyens de leur politique ! L'histoire est un éternel recommencement. Un remake incessant du même film où seuls les acteurs changent.

Dans ces conditions, à quoi bon faire de la recherche en Pédagogie ? Les nouvelles méthodes d'enseignement, mieux à même de former les générations futures, encore mieux que nous l'avons été, sont vouées à l'échec dans le contexte actuel. Ces méthodes ne servent absolument pas les desseins officieux des responsables officiels. Et dire que tout le monde gobe leurs couleuvres lorsque ces nouvelles méthodes sont écartées pour de sempiternelles 'raisons budgétaires', ou quand pour les mêmes raisons, ils réduisent le nombre de profs, surpeuplant les classes et diluant ainsi l'efficacité de l'Enseignement. C'est facile, et puis comme ça, les élèves apprendront moins à se poser les bonnes questions et ils seront plus disposés à mieux avaler vos couleuvres futures.

"POUR NOS FUTURS ELECTEURS, TOUT EST TROP CHER"

Oui, l'enseignement coûte cher. Mais n'est-ce pas le plus bel investissement à long terme que ce pays puisse s'offrir? Pour nos enfants, rien n'est trop beau. Pour vos enfants, tout est trop cher, si on suit la philosophie politique actuelle. Sous le couvert de restrictions budgétaires, personne ne se rend compte que les politiciens actuels ignarisent nos enfant en vue de s'assurer leur électorat de demain, qui voteront probablement pour les enfants des ministres actuels (qui fréquentent tous des écoles privées sans doute...).

Prenez garde et méditez là-dessus avent de vous lever le 10 mai prochain. 

Monulf

Voyez aussi par ailleur sur un autre blog : http://lesquestionsdelabbe.blogs.lalibre.be/trackback/5285 qui traite du même sujet de manière plus succinte, mais fort à propos.

22/05/2007

Quarante ans après, toujours pas d'accord.

Les différents médias de notre pays on rendu homage aux victimes de l'incendie de l'Inno, survenues voici 40 ans aujourd'hui. On a dit que c'était une des plus grandes tragédies civiles qu'ait connu la Belgique depuis qu'elle existe, que l'émotion est encore intense, etc.

L'émotion, je peux pas m'empêcher de la ressentir en regardant les images de l'époque. C'est moche tous ces gens qui sont morts, de la faute à 'pas de chance'. Ca inspire le respect au repos de leurs âmes.

Mais combien étaient-ils ? On montre souvent du doigt les différents médias qui dans l'empressement d'une annonce de catastrophe, annoncent tous des chiffres de victimes différents. Mais là, on est quand même QUARANTE ans après ! On a quand même bien eu largement le temps de les compter, un à un, et même plussieurs fois si on avait peur de se tromper !

UN PEU DE RESPECT POUR LES MORTS, MESSIEURS LES JOURNALISTES !

C'est vrai, quoi! La RTBF annonce 251 victimes décédées. Le Soir : "près de 325 dont toutes n'ont pas été identifiées". La Libre : "plus de 300, dont 259 identifiées". J'ai pas encore été vérifier dans autres journaux, j'en ai assez vu. De qui se moque-t-on ? On en est encore à ce point, aussi longtemps après ?

Entre 251 et 325, il y a quand même 74 unités de différence, soit 30% d'écart ! Septente-quatre âmes que soit la télévision publique a décidé d'ignorer (le jour où ils devaient les honnorer), soit le Soir a décidé d'inventer pour se donner une contennance.

Certes, il est pas évident d'estimer le nombre de personnes qui y sont restées. Sans doute qu'à l'instar du WTC, certains corps furent réduits en cendres à jamais ou que d'autres, y échappant in extremis aient choisi de fuir vers l'Amérique incognito afin de se reconstruire une nouvelle vie sous une autre identité. Nul ne saura jamais. Je trouve cependant légitime de penser qu'à la longue, tous auraient fini par se mettre d'accord sur un chiffre. Et bien non, il faut croire qu'il ont eu autre chose à faire pendant tout ce temps...

De grâce, messieurs les journalistes, face à un drame d'ampleur Nationale, vous ne pensez pas qu'il serait plus respectueux pour les victimes d'agir en toute dignité quand vous parlez d'eux ?

Une différence de 30 % entre deux estimations, c'est pas ce que j'appelle du journalisme sérieux. Si la RTBF a préféré ne parler que des victimes identifiées, c'est encore plus odieux de leur part. C'est promis, ce soir, je jette ma télé au feu, on y dit trop de conneries.

Monulf  (si triste pour les victimes, et autant pour les journalistes qui ne savent pas compter)

21/05/2007

Eén Premier ou Un Premier ?

Encore un débat de potache digne d'une cour de récré d'école gardienne. Les Flamands ressentiraient si mal la nomination d'un francophone au poste de premier ministre ? http://www.lesoir.be/dossiers/Face_a_face/article_520620.... ** 

Constater que certains politiciens francophones en arrivent à supplier ce poste m'indigne. Au nom de l'égalité de partage du pouvoir, la Francophonie belge n'a-t-elle pas suffisament de poids pour se voir attribuer ce poste pour au moins un tour?

L'Impérialisme politique et médiatique Flamand. (le peuple, lui, s'en fiche)

Les politiciens flamands, adeptes d'arguments mesquins du style "c'est nous les majoritaires, donc on décide" ou "j'y suis, j'y reste" font preuve de très peu de discernement en bafouant de manière si ostentatoire une des valeurs fondamentale de la démocratie, celle qui veut que tout le monde a droit à la parole. Est-ce parce que notre pays compte une majorité de néérlandophones que ceux-ci ont le droit de décider de manière souveraine tout ce qui se passe en Belgique ? Mais cette majoritée annoncée partout comme un fait établi, sur quoi se fonde-t-elle?

Majoritaires, nos amis du Nord... c'est vraiment sûr ?

Certes, au niveau mondial, le Flamand est une langue qui ne se place pas très bien au classement des usages linguistiques. De là à dire qu'au temps de la Mondialisation grandissante, leur culture peut légitimement être considérée comme Minoritaire, il y a un pas que je ne franchirais pas, non. Mais au niveau de la Petite Belgique, il paraît qu'ils sont Majoritaires. C'est ce qu'on dit partout. Mais bon, on ne nous a jamais vraiment détaillé comment s'effectuait l'estimation de la répartition des rôles linguistiques en Belgique. Quand on pense que tous les habitants des communes à facilités et des communes à forte minorité (ou faible majorité?!?) francophone tout le long de la frontière imaginiare qui divise notre pays sont comptabilisés comme des flamandophones, je me dis qu'on nous trompe un tantitnet soit peu. (pfff, encore une couleuvre...)

Sans vouloir paraître plus catholique que le Pape, demandez à Jean Chrétien ce qu'il en pense... l'auteur de l'article cité plus haut ne résiste pas à la comparaison : représentant moins du quart de la population, les premiers ministre francophones du Canada on occupé ce poste plus de la moitié du temps cette dernière décennie.

J'ajouterais qu'au niveau de l'Union Européenne, on a tranché en faveur d'un système hautement démocratique, chacune des communautés composant le groupe, chaque état en l'occurence, aurait le droit de diriger le groupe à tour de rôle et durant une même période. Voilà, comme ça, tout le monde est content.

Bienvenue en République Démocratique et Populaire du Belgiekisthan !

Mais voilà que notre système hautement évolué se veut purement démocratique dans son fondement de base : c'est celui qui a la majorité qui décide, point. Donc, c'est le plus fort qui l'emporte. Les autres (franco- et germanophones) n'ont que le droit de la fermer. Une chance qu'on n'emprisonne pas les opposants... on est en 'démocratie', tout de même !

Si on pousse plus loin ce raisonnement (que je trouve absurde), l'attribution du poste de premier ministre à une personne qui fait partie d'un groupe majoritaire de la population entraînerait que celui-ci serait :

flamand, homme, issu de la classe moyenne, buveur de bière et supporter du de football, regardant la télévision plus de 2 heures par jour, ...

De ce point de vue, leur argumentaire ne tient plus très bien la route... pour être vraiment fidèle au principe du majoritaire de la majorité, il faudrait un belge issu des classes moyennes (un beauf, quoi!). Et il ne me semble pas que ça ait été le cas jusqu'ici. ;-)

Une répartition du pays, de la population, ... du pouvoir ?

On divise bien le pays en pourcentage de territoire, de population, de PIB, de dépenses sociales, et j'en passe entre Flamands et Wallons, pourquoi pas en faire de même pour le partage du pouvoir supprême, pour le poste du Premier ?

Les Flamands on une dette de 22 ans de Premierministration.

Le cabinet du premier ministre a été monopolisé pendant 33 ans par des hommes politiques Flamands. Si on respecte le clivage arbitraire des 60/40 et qu'au nom de la démocratie, on attribue le pouvoir selon la même répartition, on peut légitimement annoncer qu'ils en doivent  22 aux francophones.

De quoi faire rêver les premiers ministrables socialistes, humanistes ou libéraux... Cependant, quand je vois leurs discours, je me dis que ça vaut peut-être mieux que ce soit un flamand qui y reste, au moins je comprend pas trop ce qu'il raconte, du moment que ça résonne bien...

Finalement, je me rellierais à la conclusion de l'article du Soir, qui dit qu'en définitive, la population s'en fiche pas mal, au Nord comme au Sud, de la langue du Premier. Il s'agit juste d'un débat passionné entre quelques zouaves de politiciens, rejoints par des journalistes en manque de matière (cfr un sondage de... La Libre !).  Mais pourquoi donc, laisse-t-on à cette infime minorité, la majorité de la couverture médiatique? Est-ce vraiment démocratique tout ça ? Du coup, je m'écrie, vivement un premier ministre germanophone !

Monulf

** étrangement, ce sujet, qui se base notamment sur des sources de La Libre, n'a été traité que par Le Soir (qui cite de manière très fair-play les oeuvres de leurs confrères). La Libre, sur son site, s'est arrêté aux élections 2006. Un petit refresh s'impose, on est à J-20 !!!

19/05/2007

Titres-Arnaque : tous dans le panneau !

Le succès des Titres-Services a encore été souligné cette semaine dans nos médias préférés. On ne tarit pas d'éloges quant à la faculté de ce système à résorber le chômage et à diminuer le travail au noir... Si ce n'est qu'on ne m'a toujours pas défini ce qu'est exactment le travail au noir...

C'est quoi au juste, le travail au noir ? 

Quand ma femme repasse toutes mes chemises et en échange, je l'invite dans un resto très cher : c'est du travail domestique. Quand c'est une autre femme qui le fait pour moins cher qu'un gueuleton à l'extérieur, c'est du travail au noir. Et si je couche avec elle en plus, c'est de la prostitution ? 

Ce petit exemple ironique montre que nous sommes tous des travailleurs en noir en puissance. Dès qu'on accomplit un acte créateur de valeur avec contrepartie valorisable mais sans payer d'impôt dessus, crac, c'est du travail au noir ! La femme au foyer qui se crève du matin au soir pour assurer le confort de son mari et de ses cinq enfants ne doit pas se plainde de ne rien avoir en retour. Autrement, s'il y a contrepartie, il y a lieu de le déclarer et de payer des taxes dessus, sinon c'est du travail en noir. Et l'amour dans tout ça ?

Mais ce n'est pas là que je voulais en venir. Notre très fûté gouvernement, peuplé de vertueux ministres a donc mis en place un système extraordinaire pour nous faire virer toutes les bonnes est-européennes qui acceptaient de travailler sans broncher pour une bouchée de pain et de prendre à la place une chômeuse qui se demande encore comment on a réussi à l'obliger à faire ça. Mais elle est "déclarée". Donc, elle touche un salaire décent, alors que ce ne vous coûte presque rien...

Comment ça marche, les titres-services ? 

En apparence, vous achetez un carnet de chèques à 6,70 euros le chèque et vous en donnez un à votre "employée de maison affectée à l'intendance" chaque fois qu'elle passe une heure à repasser vos chemises, après les avoir lavées, etc. C'est tout ? Elle s'en sort avec ça ? Savez-vous que l'Etat contribue à raison de 13,3 euros dans l'histoire ?! L'entreprise qui emploie cette travailleuse et qui encaisse les titres touche en réalité 20 euros par heure prestée. Donc, vous payez directement 6,7 € et indirectement au travers de vos impôts 13,3 €. Elle vous coûte donc près du double que la personne qui, auparavant, le faisait bien docilement au noir...

Qu'a-t-on à y gagner ?

Il semble donc évident que ce super-système ne soit pas super viable à long terme pour les finance publiques Ou alors, j'ai rien compris. Que se passera-t-il une fois que toutes les aides-ménagères auront signé un contrat de travail et que plus une seule ne travaillera au noir ? Crac ! on arrête tout maintenant et chacun paiera l'entièreté du coût total de son travailleur. Et comme on a vos noms et adresse, on saura où aller voir si vous ne payez plus et contrôler si vous avez pas une ukrainienne qui astique au noir.

Ce qu'on ne nous a pas dit, mais qu'il fallait comprendre, c'est que ce système n'a pour unique but que de :

  1. institutionaliser le travail ménager et tout le marché qui en dépend;
  2. recenser les personnes qui y font appel.

Vous voilà avertis. Ce système ne peut pas durer toute la vie. Que vous ne veniez pas vous plaindre, dans quelques années, de vous être fait piéger et de payer plus cher que vous ne l'êtes la personne qui fait les poussières chez vous.

Un énième miroir aux allouette mis en place par nos politiciens habiles...

Allez, le mois prochain on va voter. Que nous réserveront-ils après ça ? 

Monulf