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08/06/2007

Le trafiquant n'avait pas de revenus connus...

Voilà encore un exemple criant de laxisme trahissant la non-volonté des dirigeants d'arranger les problèmes qui gangrènent notre société. Cette semaine, la Police a découvert une exploitation agricole fort rentable dans l'enceinte d'un château. (http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/174754/le-...) Attention, pas le petit château : la propriété de 4,5 hectares au moins. Détail cocasse : l'occupant du château n'avait pas de revenus connus. A ce fait divers retentissant, je ne peux m'empêcher de saluer deux incompétences flagrantes :

- C'est la compagnie d'électricité qui a découvert le pot aux roses. Dans quel Etat vit-on si on doit maintenant compter sur les fournisseurs d'énergie pour débusquer les producteurs de stupéfiants. N'a-t-on pas une Police pour ça ?

- L'Administration des Finances, elle par contre, n'a rien capté. L'occupant du château n'a aucun revenu et ça ne choque personne. Un gars occupe et entretient une demeure énorme plantée sur un domaine énorme, il ne déclare aucun revenu et ça n'a éveillé aucun soupçon. Là, je reste pantois. Quand je me trompe ne fût-ce que d'un euro sur ma déclaration ou que je déclare un peu moins de revenus que l'année précédente, je me fais assaillir de demandes de renseignements par l'Administration fiscale, alors qu'un gars qui est clairement hors-la-loi, qui se fait un pognon d'enfer dans la clandestinité n'est même pas inquiété.

Si il y a bien un service public qui est aux premières loges pour découvrir qui s'adonne à des activités illicites pour vivre, c'est bien notre Administration Fiscale. Pour rappel : Dans le cadre de ses fonctions, tout fonctionnaire qui est mis au courant d'une infraction aux lois en vigueur sur le territoire national est tenu (obligé) d'en avertir au plus vite le Procureur du Roi ou son substitut, de même en cas de soupçons graves. Apparemment, ici, les fonctionnaires du Ministère des Finances ne font pas leur boulot. Heureusement que ceux des intercommunales de distribution d'électricité le font, et même mieux que ce qu'on leur demande car il n'y a que sur des bonnes volontés comme celles-là que je puisse compter pour que mes enfants aient l'espoir de grandir dans un pays où règnent le Droit et la Justice (hum hum).

Si les dirigeants de ce pays avaient ne fût-ce qu'un brin de soupçon de volonté d'en finir avec la délinquance qui tourne autour de la drogue, ils s'assureraient que le fisc utilise correctement les ressources qui lui sont allouées pour détecter les personnes qui vivent luxueusement alors qu'ils ne remplissent pas leur déclaration. Comme il n'en est rien, j'en conclus que nous sommes dirigés par des personnes qui n'ont pas la volonté de combattre ce fléau. Pourquoi ? les seules raisons qui me viennent à l'esprit sont : soit par incompétence ou ignorance de ce qu'il se passe ici-bas, soit par intérêt : ils touchent leur commission sur chaque dose de drogue vendue dans la rue ou soit parce qu'ils n'en n'ont rien à frotter. Bref, rien de rassurant de toute façon. 

En attendant, d'autres trafiquants ne paient pas d'impôts et roulent dans des grosses voitures, habitent dans des grosses maisons, dépensent en un mois bien plus que je gagnerais en 10 ans, au vu de tous sans être inquiétés. Mais quel stupide je fais à me borner à me comporter en citoyen modèle...

Monulf. (qui va remplir sa déclaration fiscale ce w-e)

06/06/2007

L'enfer Policier est pavé de bonnes intentions

Après une petite interruption due à un certain dégoût des déclarations absurdes des politiciens en campagne, je reviens avec une nouvelle couleuvre fournie par la Police Locale cette fois-ci.

L'information est relayée par notre quotidien favori, qui titre : La circulation, une des priorités de la police locale
La circulation va devenir une des priorités de la police locale, indiquent mercredi "De Standaard" et "Het Volk". Les patrouilles de police ne laisseront plus un véhicule mal garé sans le verbaliser. Elle fera partie des sept missions de base de la police locale, en plus du travail de quartier, d'un accueil correct, d'une attention portée aux victimes, d'une intervention efficace, du travail d'enquête locale et du maintien de l'ordre public. La criminalité et l'insécurité relatives à la circulation ont pris une part importante dans les statistiques au cours des dernières années. (NLE)

Derrière ce florilège de bonnes intentions, lisons entre les lignes : La circulation est donc la PRIORITé de la Police. Afin de savoir exactement de quoi on parle, je consulte l'encyclopédie en ligne et je trouve :

La circulation routière (anglicisme: trafic routier) est le déplacement de véhicules automobiles sur une route. source : www.wikipedia.org.

Je n'avais donc pas rêvé, la circulation sous-entend bien un déplacement de véhicules. Or, la première mesure annoncée par la Police concerne les véhicules mal stationnés. Mais un véhicule en stationnement, ça ne bouge pas que je sache ? Evidemment, c'est toujours plus facile de s'attaquer lâchement à ce qui ne bouge pas, ça demande moins d'effort.

Peut-on me dire pourquoi on ne s'attaque pas d'abord aux véhicules en mouvement ? Ceux qui brûlent les feux rouges, ceux qui roulent trop vite ou trop mal, ceux qui n'utilisent pas leurs clignotants et qui ignorent sciemment toutes les règles du code de la route ne sont-ils pas infiniment plus dangereux que les véhicules en stationnement ? La proportion de morts causés par les deux catégories est ... en fait, je ne sais pas ce qu'elle est, personne n'a jamais fait la comparaison des deux chiffres. Sans doute pour éviter de mettre en évidence que la Police est complètement à côté de la plaque. ;-)

Monulf.

02/06/2007

Les reliquats machistes de la société.

Il est tellement de choses absurdes qui nous entourent que j'ai renoncé depuis longtemps à les expliquer toutes. Parmi celles-ci, je me suis repenché sur une absurdité qui nous pourrit la vie à tous, à savoir, le jour de fermeture hebdomadaire.

Cela fait longtemps que je me demande pourquoi les commerces ne sont ouverts que durant les heures de bureau, justement les heures où tout le monde travaille. Pourquoi les endroits pour dépenser son argent sont-ils fermés lorsque ceux qui en gagnent sont justement au repos ? Pourquoi s'obstiner à ouvrir pendant la période de la journée où seuls les plus bas revenus de notre société (étudiants, pensionnés, chômeurs), et accessoirement les plus hauts (rentiers), peuvent fréquenter les temples de la Société de consommation ? Est-ce dans un souci de brassage culturel qu'on espère d'hypothétiques rencontres en ces lieux des deux couches extrêmes qui encadrent notre société? Ou bien est-ce pour que les classes moyennes (ceux qui travaillent) n'assistent pas au triste spectacle du pauvre qui se contortionne pour attraper les produits situés le plus bas (les moins chers sont toujours au ras du sol), ou pour leur éviter la vue des hyper-nantis qui paradent avec leur caddie plein de Champagne ?

TOUS LES SAMEDIS, MOBILISATION GéNéRALE ! 

Oui, mais il y a quand même le Samedi ! Heureusement, d'ailleurs, parce que sinon, nous assisterions à la plus cinglante famine de l'histoire du monde. Par souci de survie, les travailleurs seraient obligés de quitter leurs emplois le temps de s'approvisionner. A la longue, leurs absences répétées leur coûteront leur place et du coup, ils se trouveront dans la situation où ils pourront  visiter tous les magasins qu'ils veulent, sans avoir le moindre sou à y dépenser. Dans ce cas, ils n'auront d'autre choix que d'emménager avec un partenaire qui se chargera de travailler pendant qu'ils auront le loisir d'aller chercher la nécessaire nourriture physique dont nul ne sait encore se passer de son vivant.

Voilà : on en revient au modèle de la femme au foyer! Modèle sociétal si souvent taxé de machiste mais qui nous pourrit la vie encore maintenant. Parce que la société a évolué depuis lors. Les femmes se sont mises à contribuer à la croissance de la richesse nationale en se mettant à travailler. Les nouvelles générations de classes moyennes sont maintenant composées majoritairement de couples qui travaillent tous deux. Premier effet : les femmes ne restent plus au foyer, la demande pour les crèches explose et les services de traiteurs (HRM pour les instruits, Home Meal Replacement) et fournisseurs de plats préparés ne désemplissent pas.

MAIS POURQUOI EST-CE QU'ON TRAVAILLE ENCORE ?

Si ce n'est pas pour ne pouvoir dépenser tout cet argent courageusement gagné ? Je vois encore dans ma rue ce samedi : il est midi trente et les rares commerces ouverts le matin ferment leur portes pour un week-end bien mérité. Quand on parle à leur tenanciers, ceux-ci se plaignent de la baisse de leur activité. A cause des grandes surfaces qu'ils disent. Moi je suis pas du tout d'accord avec eux.

LA FEMME A LA MAISON, CA ARRANGERAIT BIEN LES COMMERCES.

Il y a bien longtemps, quand les commerces sont apparus, les familles se composaient d'une femme au foyer et d'un homme qui travaillait. La femme avait en charge la tenue du ménage et avait tout le temps d'aller faire les courses nécessaires durant la semaine. Le patriarche n'avait nullement à se soucier de l'approvisionnement, vu que sa femme s'en chargeait fort bien. Du coup, les commercants, qui avaient également une vie de famille, adoptaient le même rythme d'activités et tout tournait bien. Tant que la femme ne chercha pas à s'émanciper.

ET PUIS UN JOUR, LA FEMME TRAVAILLA...

... et les heures d'ouverture des commerces ne changèrent pas. Les magasins se vidèrent peu à peu durant la semaine pour connaître une affluence incomparable le samedi. Personne ne se posa la question du pourquoi. Lorsque les commerçants demandèrent l'autorisation d'ouvrir le dimanche ou plus tard le soir, les syndicats protestèrent. Résultat : les pauvres jeunes qui trouvent du travail actuellement se retrouvent avec les même préoccupations que l'homme des cavernes : comment va-t-il faire pour se nourrir durant la semaine ? S'il rate le coche du samedi, il est foutu ! ! !

La Société a beau évoluer vers plus d'égalité, un plus grand épanouissement des peuples, une harmonisation entre sexe, elle n'en reste pas moins gangrainée par des coutumes obsolètes, reliquats d'un temps où Bruxelles brusselait. Quand se décidera-t-on à mettre enfin un peu d'ordre dans tout ça ?

Monulf (qui vous laisse ici avant que l'hypermaché ne ferme)